Un luron, le gorille?

L’ami Georges nous dit que les dames ont tort de filer devant le grand singe vu qu’il est un luron « supérieur à l’homme dans l’étreinte ». C’est vrai que si c’est le cas, se serait dommage de s’enfuir, mais l’est-ce vraiment ? Le gorille est un animal adepte de la polygamie, c’est à dire qu’un mâle dominant « règne » sur un groupe de femelles. Lui seul a le droit de s’accoupler ? Dès qu’un autre mâle tente d’approcher une de ses promises, le Grand mâle lui fait une démonstration impressionnante : cris, tambourinements, arrachage d’arbre, course… Et si l’outrecuidant insiste trop, il peut y avoir bagarre (mais c’est en fait plutôt rare, car l’animal n’est pas batailleur). Cette façon de se comporter favorise le développement des attributs masculins : grande taille, gros muscles, la canine saillante et l’air méchant -même si c’est de la frime ! On retrouve cela chez le lion et sa crinière impressionnante, chez le paon, le cerf et quelques autres. Mais ces démonstrations prétentieuses en font-ils pour autant de bons amants et de « vrais lurons » ? Imaginez la position du gorille mâle dans son harem : il a a sa « disposition » une douzaine de femelles dont il a l’exclusivité. Les femelles, par contre, sont en situation de concurrence. Aussi, ce sont elles qui vont le solliciter pour s’accoupler. Lui, grand paresseux, ne fait rien. Mais comme une femelle fécondée ne lui demande rien pendant les neuf mois de la gestation, et pas d’avantage au cours des 3 ou 4 années d’allaitement de son petit, on more »

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