[Socio-Talk-Show] Emission 1 : l’ethnographie

Bonjour tous,

Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que, cette année, nous n’avons pas participé aux 24h de la bande dessinée. Mais si, vous savez : cette performance organisée lors du festival d’Angoulême, qui consiste à réaliser, en 24h, 24 pages de BD, avec un thème et une contrainte non connus à l’avance ! (L’an dernier, ça avait donné ça).
Eh oui, nos travaux respectifs (bouclage d’album pour LM, terrain pour NOP) ne nous permettaient pas de passer une nuit blanche juste avant ledit festival.

Pour nous faire pardonner, nous vous proposons une nouvelle note !
Et en plus, dans un format nouveau, différent de ce que vous avez pu lire jusqu’à maintenant. Nous espérons que cela vous plaira.
Bonne lecture !

LM et NOP

Nota-bene :
Bien entendu, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est complétement pas fortuite.
En revanche, les chercheurs représentés ici ne sont pas vraiment les auteurs des propos que je leur prête. Ils sont utilisés comme des sources, des références qui viennent nourrir la réflexion présentée ici.
J’espère donc ne pas avoir trop déformé leur propre pensée… auquel cas, je m’en excuse.
Et puis s’ils souhaitent apporter un complément : je leur ouvre le blog pour compléter !   🙂

Dans tous les cas, vous pouvez toujours aller consulter à la source les écrits de ces personnes dans la section « références » ci-dessous (Eh oui, le format « émission » n’était pas approprié à la présence de note de bas de page).

Références (par ordre d’apparition):

  • Daniel Cefaï : La définition de l’ethnographie est inspirée par celle donnée dans D. Cefaï, L’engagement ethnographique, Paris, éditions de l’EHESS, coll. « En Temps & Lieux », 2010, p. 7.
  • Jack Katz : son intervention est basée sur les conseils qu’il a donné dans un séminaire à l’ehess en octobre (Hiiiiii !!! 😀 ). Malheureusement, la plupart de ses travaux ne sont pas encore traduits en français, ce qui fait qu’il reste encore assez méconnu en dehors des ethnographes… Néanmoins, si je devais vous conseiller un texte parmi ceux traduits, ce serait celui-ci : J. Katz, « Du comment au pourquoi. Description lumineuse et inférence causale en ethnographie », in D. Cefaï (éd.), op. cit., 2010. (oui, le même bouquin que le précédent. Un peu un incontournable sur cette méthode). Pour une rapide présentation de Jack Katz, c’est par ici.
  • Harold Garfinkel : l’expérience méthodologique évoquée ici est nommée par Garfinkel « Breaching experiment« . Il invitait notamment ses étudiants à essayer cela lors des diners de famille pendant les vacances de Noël. On ne sait pas combien de famille furent brisées au nom de l’ethnométhodologie… Pour plus d’info sur l’ethnométhodologie, la référence c’est H. Garfinkel,  Recherches en ethnométhodologie, Paris, PUF, coll. « Quadrige », 2007.
  • Catherine Rémy : Elle a présenté et discuté du travail de Jeanne Favret-Saada dans un article qui insiste sur l’importance du tact dans une démarche d’enquête (C. Rémy, « Accepter de se perdre. Les leçons ethnographiques de Jeanne Favret-Saada », SociologieS, mis en ligne le 24 juin 2014). Je ne peux que vous inviter à lire son excellent livre sur la mise à mort des animaux, qui est un de mes modèles tant sur la prise de note que la restitution des données ethno (c’est notamment dans ce livre qu’elle parle « d’intrus envahissant ». Page 36).
  • Jeanne Favret-Saada : son travail évoqué ici regroupe en réalité deux ouvrages. Le premier présente les résultats de son enquête (J. Favret-Saada, Les Mots, La Mort, Les Sorts. La sorcellerie dans le bocage, Paris, Gallimard, Coll. « nrf – Bibliothèque des sciences humaines », 1977) ; le second est un carnet d’enquête, qui nous donne à voir les coulisses de son travail et la négociation de son terrain (J. Contreras, J. Favret-Saada, Corps pour corps. Enquête sur la sorcellerie dans le bocage, Paris, Gallimard, coll. « Témoin », 1981. Sinon, en moins long, je vous conseillerai un article court et très instructif : J. Favret-Saada, « Être affecté », Gradhiva, n°8, 1990, p. 3-9.

Voilà… re-bonne lecture donc ! 

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