Ibycus rachelae

Ibycus-rachelae

Voici donc la SEMI-limace Ibycus rachelae, endémique de Bornéo. J’écris « semi » car ce n’est ni vraiment une limace, ni vraiment un escargot. En effet, bien que la chose ronde et jaunâtre que vous pouvez voir sur le dessin soit une coquille calcaire véritable, elle est trop petite pour que l’animal puisse se recroqueviller dedans en entier. C’est le manteau, la partie verte et rugueuse située derrière la tête, qui la sécrète et, comme vous pouvez le voir, la recouvre également en partie. Si l’escargot porte sa maison sur son dos, la semi-limace, elle, a donc opté pour un voyage léger avec option sac à dos. Autre anecdote à propos de la bête, les anglophones la nomment parfois « ninja slug », la limace ninja, en raison de son comportement reproductif. Vous savez certainement que les gastéropodes sont hermaphrodites, mais ce que vous ignorez peut-être, c’est que plusieurs espèces (y compris les escargots de Bourgogne que vous mettez dans vos bouches) sont capables de projeter des dards enduits de mucus sur leurs partenaires pendant le rituel d’accouplement. Pourquoi une telle violence? Comment cela se produit-il? Et surtout y a-t-il des photos de ce truc? Vous aurez les réponses à toutes ces questions en lisant un article qui a marqué les débuts d’un tout jeune blogueur scientifique, dont le monde entendra sans doute parler encore longtemps. C’est par ici.

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