Comment fabriquer son faux tableau renaissance (et faire fortune)

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Mille mercis à Anne Bouquillon, Responsable de la filière Pierres/arts du feu, Département recherche, C2RM Laboratoires de Recherche des Musées de France, et à Marc Bormand, conservateur, Département des sculptures, Musée du Louvre. Images © RMN – Grand Palais (Musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle

Cette oeuvre est fictionnelle, il n’y a pas de Jean-Paul conservateur au Louvre et Clotilde n’y est jamais rentrée la nuit pour y cuire sa glaçure. Elle n’a pas non plus récupéré l’uranium de La Hague, ne vous présentez donc pas aux portes de l’usine en réclamant des stylos usés svp. En revanche, la recette est bonne et vous pouvez me contacter pour plus de détails (colonne de droite, sous les « Articles récents », cliquer sur « Ecrivez-moi »).

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Copyright images Louvre et RMN

 

Bibliographie

Le catalogue de l’exposition au Louvre: Le printemps de la Renaissance. La sculpture et les arts à Florence 1400-1460, Marc Bormand, Beatrice Paolozzi-Strozzi dir., Paris, Les éditions du Louvre, Officina Libraria, 2013

Avec un article d’introduction:Marc Bormand, Beatrice Paolozzi Strozzi, “A propos d’un  primat”, Le printemps de la Renaissance. La sculpture et les arts à Florence 1400-1460, Paris, Les éditions du Louvre, Officina Libraria, 2013, p. 18-27

Sur les Della Robbia et la terre cuite:

Le numéro de la revue Techné : Terres cuite de la Renaissance, n° 20, 2004

Le colloque : Della Robbia. Dieci anni di studi. Dix ans d’études, Anne Bouquillon, Marc Bormand, Alessandro Zucchiatti dir. ,  Gênes, Sagep, 2011

Anne Bouquillon, Jean-René Gaborit, « Chimie et authentification : les terres cuites des Della Robbia », Technè, n° 7, 1998, p. 63-69.

Les Della Robbia. Sculptures en terre cuite émaillée de la Renaissance italienne, cat. exp. Jean-René Gaborit, Marc Bormand dir.,  Nice, Musée national Message Biblique Marc Chagall, 29 juin-11 novembre 2002, Sèvres, Musée national de Céramique, 10 décembre 2002-10 mars 2003, Paris, Réunion des musées nationaux, 2002

Giancarlo Gentilini, I Della Robbia. La scultura invetriata nel Rinascimento, Milan, Cantini, 1992, t. 1, 271 p. , t. 2, 523 p.

I della Robbia. Il dialogo tra le Arti nel Rinascimento, Giancarlo Gentilini dir., Liletta Fornasari collab. , Arezzo, Museo Statale d’Arte Medievale e Moderna, 21 février, 7 juin 2009, Arezzo, Provincia di Arezzo, Milan, Skira editore, 2009, 413 p.,  ill. n.b. et col.Della Robbia

Analyse des matériaux

Bouquillon A., Bormand M., Zucchiatti A –  (2011) – Della Robbia. Dieci anni di Studi – Dix ans d’études – Sagep éditions, Gènes – 144p.

Duran A. Castaing J., Lehuédé P., Bouquillon A. (2011) – Les pigments jaunes des glaçures de l’atelier Della Robbia – in « della Robbia, dieci anni di Studi », Bouquillon A ; Bormand M,  Zucchiatti A ; eds, Sagep – Genova. p.38-41

Meunier F., Bouquillon A. (2004) – Les céramiques du Château de Madrid au Bois de Boulogne : leur histoire – Techne n°20, p.25-29

Zucchiatti A., Bouquillon A., Castaing J., Gaborit J.R. (2003) – Elemental analyses of a group of glazed terracotta angels from the Italian Renaissance as a tool for the reconstruction of a complex conservation history – Archaeometry, 45, p.391-404

Palissy, B., 1580, Discours admirabiles de la nature des eaux et fontaines,   Paris

Piccolpasso, C., 1976, Li tre libri dell’arte del vasaio, Annoted edition from the 1559 ca. original by Conti, G., Edizioni del Giglio, Firenze 

Tite MS, Pradell T., Shortland A. (2008) – Discovery, production and use of tin-based opacifiers in glasses, enamels and glazes from the late iron age onwards : a reassessment – Archaeometry, 50, p.67-84

Gaborit J.-R., Bormand M. (dir.), Les Della Robbia, Sculptures en terre cuite émaillée de la Renaissance italienne, catalogue d’exposition. Paris : Réunion des musées nationaux, 2002.

Le retable de l’ascension – Louvrehttp://www.louvre.fr/sites/default/files/medias/medias_fichiers/fichiers/pdf/louvre-della-robbia-pages-presse.pdf

http://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CO5PC7D59SLX

Vasari « Vite… » – Luca della Robbia – (it) http://vasari.sns.it/cgi-bin/vasari/Vasari-all?code_f=print_page&work=le_vite&volume_n=3&page_n=49

Iconographie partielle des Della Robbia dans les musées françaishttp://art.rmngp.fr/en/library/artworks?k=della+robbia

Qu’est-ce que la thermoluminescence ? 

La thermoluminescence (TL) est un phénomène physique qui se traduit par la propriété qu’ont certains cristaux d’émettre de la lumière (Figure 1 : a) lorsqu’on les chauffe, à condition qu’ils aient été au préalable soumis à une irradiation naturelle ou artificielle. Cette luminescence ne se produit que si le chauffage a été précédé d’une irradiation due à des rayonnements ionisants, par exemple l’exposition à la radioactivité naturelle pendant des milliers d’années.

Depuis sa cuisson, une céramique accumule une dose archéologique due à l’irradiation naturelle. La recuisson en laboratoire d’un prélèvement en poudre permet de mesurer la durée d’irradiation à partir de la quantité de lumière émise. Si l’échantillon est chauffé une deuxième fois (Figure 1 : b), il n’émettra plus delumière à moins d’avoir reçu une nouvelle dose d’irradiation entre temps (Figure 1 :  c).

Figure 1. Courbes présentant le principe général de la thermoluminescence. (a) TL naturelle
(b) émission thermique
(c) TL artificielle

L’équation fondamentale de la datation par thermoluminescence est donnée par :

AGE TL (années) = Dose archéologique (ou géologique) / Dose annuelle 

dose archéologique (ou géologique) : c’est la quantité d’énergie par unité de masse stockée depuis sa dernière chauffe par le cristal. Elle provient de la désintégration des éléments radioactifs contenus dans le cristal et dans son environnement

dose annuelle : c’est la quantité d’énergie par unité de masse accumulée en une année par le cristal

La dose archéologique est déterminée en comparant la thermoluminescence naturelle des cristaux à celle induite au laboratoire par une dose connue (emploi d’une source radioactive calibrée). La dose annuelle est généralement déduite des concentrations en radioéléments de l’échantillon et du milieu d’enfouissement.

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