PixelArt V2.0: Lissamphibiens

042-Boulengerula-boulengeri#42: La cécilie de Boulenger
Boulengerula boulengerii

Qu’on ne s’y trompe pas, la cécilie n’est ni un ver de terre ni un serpent. C’est un amphibien sans pattes qui appartient au groupe des gymnophiones. Pour plus d’infos, rendez vous sur le blog SSAFT, ou en salle de TP si vous êtes étudiant en bio à l’université Paris Diderot. Dans les deux cas vous verrez la même chose puisque l’ami Taupo recycle sans honte ses cours en notes de blog et inversement.

 

043-Ambystoma-maculatum#43: La salamandre tachetée,
Ambystoma maculatum

 

044-Agalychnis-callidryas#44: La grenouille aux yeux rouges,
Agalychnis callidryas

 

Suite du reboot du projet PixelArt avec les lissamphibiens. C’est varié en formes, riche en couleur et je suis très content du rendu. Maintenant, comme je l’avais rapidement annoncé dans les commentaires du dernier billet sur le projet, je vais vous expliquer un peu comment se passent les choses. Pour aujourd’hui on verra la partie purement « artistique » du projet, la science (du moins le peu qu’il y a derrière) viendra une prochaine fois. Par contre, ne vous attendez pas à un vrai tuto technique, je ne vais quand même pas vous enseigner un truc que j’ai découvert il y a 3 jours (ah… Taupo me dit dans l’oreillette qu’avec un peu de jeu d’acteur ça se fait très bien et que c’est même un métier… Maître de Conf’ que ça s’appelle).

1. le tracé. En effet il y a deux sortes d’artistes: ceux qui savent faire… et ceux qui trichent. Moi je triche. Comme à mon habitude pour les dessins animaliers je prends modèle sur quelques photos glanées sur le web, mais plutôt que de tout faire directement à l’ordi pixel par pixel, je prend un petit carnet dans lequel je fais un croquis de l’animal au crayon, que je repasse ensuite au stylo à encre pour faire ressorti les lignes les plus importantes (c’est la méthode très très standard que j’utilise pour pratiquement tous les dessins du blog).

carnet2. Numérisation. Je scanne le-dit dessin et je réduis la résolution pour obtenir un truc très pixellisé. Je n’ai pas de critère de taille vraiment fixe, mais j’essaie autant que possible de ne pas dépasser les 100 pixels de côté (c’est un choix complètement arbitraire, j’ai d’ailleurs déjà dépassé plusieurs fois). Bien entendu le résultat n’est pas directement utilisable et je dois refaire le tracé au noir sur l’ordi en suivant quelques « règles » de base du pixel art essentiellement destinées à simplifier les lignes et à rendre les courbes pas trop dégueulasses en basse dèf. Pour faire ça j’utilise ‘toshop (parce que je l’ai) mais n’importe quel logiciel permettant de jouer avec la taille et de choisir précisément vos couleur fera l’affaire. Je passe donc par une étape préparatoire « en dur » avant de passer au numérique. J’ai personnellement besoin du dessin scanné pour me guider parce que je suis un noob, mais il n’est pas nécessaire dans l’absolu. D’ailleurs si le dessin suit des lignes qui passent mal avec peu de pixels, mieux vaut essayer de refaire certaines portions de novo sans s’y fier, c’est ce que j’ai fait pour la patte arrière de la grenouille par exemple.

3. Couleur. Là ça devient un peu compliqué car il faut se constituer un nuancier perso. Pour le projet, l’idée est d’avoir des dessins individuels mais également de les rassembler à terme en un seul grand arbre. Il faut donc que le tout soit cohérent au niveau de la palette de couleurs. Je ne vais pas me lancer dans de grandes explications mais grosso-modo, l’idée est de se limiter à quelques gammes de couleurs qui se « recoupent », que l’on puisse réutiliser et qui aillent bien ensemble. Par contre, comme on a plus les contraintes techniques de la NES et je peux quand même me permettre de dépasser les 24 couleurs, et j’en rajoute un peu à chaque bestiole. Voilà à quoi ça ressemble pour le moment:

Nuancier

Pour ce qui est de colorer vraiment le dessin ça se fait par étapes: d’abord les couleurs principales dans leurs tons moyens, ensuite les tons foncés jusqu’à arriver aux plus sombres et enfin les tons clair jusqu’à arriver au blanc. Un truc qui est bien aussi c’est de limiter l’utilisation du noir pour les contours en le remplaçant par les tons foncés des couleurs adjacentes, et de faire un peu d’anti-aliasing (putain je l’ai dit! je connais ce mot depuis mes 10ans quand je lisais des magazines de jeux vidéos et j’avais jamais réussi à le placer dans une conversation!). Rien de tout ça n’est obligatoire, c’est juste la méthode qui me convient le mieux pour un rendu satisfaisant sur ce projet. Les cadors du domaine (notamment Jul et Jibé pour les français) font certainement autrement. Avant de partir, je vous laisse avec une petite GIF animée que j’ai faite rien que pour vous. Wheeeeeeeee!

Grenouille

Liens

  • Si vous voulez des vrais tutos, y’a notamment celui-ci et celui-là qui m’ont bien aidé.
  • Si vous avez loupé les liens dans le corps de l’article et voulez voir du vrai du beau pixel art allez voir Jul et Jibé. Et si vous lisez l’anglais et que vous avez beaucoup de temps devant vous, lisez A Modest Destiny, c’est culte.

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