L’origine des humains (et des autres bêtes)

D’où venons-nous ? Voilà une grande et belle question que se posent des tas d’humains depuis des lustres. Et pendant des lustres, certains y ont répondu à peu près n’importe quoi. Certains comme les grecs sentaient bien qu’il y aurait quelques bout de réponses à chercher du côté des animaux, mais à défaut d’aller y voir de plus près, ils eurentla sagesse de penser qu’ils ne savaient pas tout.

La plupart des religions par contre, n’aimant guère le doute, donnaient des réponses toutes faites, ne s’embarrassant pas de prouver quoique ce soit. Il était même plutôt mal vu d’avancer d’autres propositions, comme pu s’en apercevoir le malheureux Lucello Vannini, un italien qui eu la langue arrachée pour avoir très vaguement suggéré une parenté entre l’homme et le singe au XVIIème siècle.

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Le siècle suivant, s’il fut des lumières, n’éclaira pas vraiment les humains quant à leurs origines. Quelques savants ou philosophes ( mais à cette époque ont avait le droit d’être les deux sans se faire lyncher par les uns ou les autres) tentèrent tout de même d’apporter quelques idées nouvelles, et surtout débarrassées de l’idée trop facile d’un horloger qui aurait tout créé tout seul avec ses petits doigts.

Maupertuis, un aventureux breton, après avoir vérifié que la Terre était bien aplatie aux pôles (soutenant en cela les thèses de Newton, encore peu prisées de ce côté de la Manche – hé!PierreLouisMaupertuisho ! On allait pas laisser un rosbif dicter ses lois universelles, non mais !) s’ingénia à étudier de près des cas d’hérédité humaines un peu bizarre, comme la polydactylie le fait d’avoir plus de cinq doigts à chaque main. Il suggéra ainsi que des caractères héréditaires nouveaux pouvaient apparaître, et se transmettre de générations en générations. Ceci pouvait expliquer comment la vie a peu devenir si foisonnante de diversité… en remontant le temps, on pouvait même imaginé qu’à l’origine, n’existait qu’une vie simple et monotone qui aurait… hé-là ! Il va où, ce mécréant ? Il veut connaître l’enfer du bûcher ou quoi ? Pas fou, Maupertuis publia ses thèses sous un faux nom. On ne savait jamais…

Diderot, dont on fête parait-il le tricentenaire (mais comme ce n’est pas un joueur de foot , on n’en parle pas trop, s’agirait pas de perturber les esprits) Diderot donc, celui qui a porté de bout en bout la réalisation de l’Encyclopédie, proposa lui aussi des idées intéressantes, suggérant une évolution des êtres vivants au cours du temps -et, subséquemment, de l’être humain. Un peu retors tout de même, il utilisa un subterfuge un peu vache pour éviter les ennuis, puisque ses idées, il les dAVT_Denis-Diderot_1517développa dans un livre intitulé « le rêve de d’Alembert » (D’Alembert étant un mathématiciens avec qui il avait lancé l’encyclopédie et qui le lâcha en cours de route).

Malgré tout, on arriva au XIXème siècle et l’Homme, n’avait toujours pas véritablement d’histoire, puisque sorti tout fini de la cuisse de Jupiter -ou d’une autre sorte de Grand Manitou.

 

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