Les maladies à prion – aujourd’hui on fait un atelier bracelets en élastiques… ah non on va commencer par parler protéines

Car oui, avant de se pencher sur les mécanismes pathologiques impliqués dans les maladies à prion, il faut déjà comprendre ce que sont les protéines. Et là, méga challenge pour expliquer ça simplement. Sachant que déjà pour beaucoup de gens, les protéines ça évoque une alimentation qui fait pousser les muscles (et les lipides y a les bons qui sont nécessaires et les mauvais qui nous bouchent les artères… Trop de simplification tue la bonne compréhension).

protéines en gélules

Premier réflexe aller faire un tour sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Protéine et là on trouve :

« Une protéine est une macromolécule biologique formée d’une ou de plusieurs chaînes polypeptidiques. Chacune de ces chaînes est constituée de résidus d’acides aminés liés entre eux par des liaisons peptidiques. On parle généralement de protéine au-delà d’une cinquantaine de résidus dans la molécule1, et de peptide jusqu’à quelques dizaines de résidus. Les protéines sont codées par des gènes, qui spécifient 22 acides aminés, dits protéinogènes, qui sont incorporés directement par les ribosomes lors de la biosynthèse des protéines. »

La question est si on ne sait pas ce que sont les protéines, est-ce vraiment compréhensible ? Parce que bon soit on le sait déjà et alors on n’a pas vraiment besoin de cette définition… soit c’est pas franchement plus clair maintenant.

En vrai je suis mauvaise car la page wikipedia sur les protéines est plutôt bien faite et très complète. Après il faut bien que je vous vende cet article. Et il me reste quoi pour faire ça si je ne peux pas mettre en avant mon fantastique sens de la pédagogie ?

ah oui et je fais des petits dessins aussi…

dessiner des protéines« Mes protéines ont dirait des spaghetti… »

Alors du point de vue de la cellule, c’est quoi une protéine?

Les protéines sont des constituants essentiels de la cellule : c’est l’élément majoritaire juste derrière l’eau. Elles y assurent un éventail de fonctions extrêmement large : on trouvent des protéines de structure, des enzymes (qui catalysent les réactions chimiques), des protéines de transport, etc… sachant qu’une même protéine peut avoir plusieurs fonctions. Au sein d’un organisme, les cellules regroupées au sein de tissus et d’organes se spécialisent dans des tâches données (transport de l’oxygène aux organes par les globules rouges du sang par exemple). Du coup, certaines protéines vont être spécifiques d’un type cellulaire donné (l’hémoglobine pour les globules rouges pour rester sur l’exemple précédent) tandis que d’autres protéines seront présentes dans l’ensemble des cellules du corps.

Dans la série des analogies un peu foireuses, comparons une cellule à une usine complétement robotisée. On va y trouver des protéines structurelles (les fondations du bâtiment, les briques des murs, les poutres, etc,…), des enzymes (les différentes machines qui vont assembler les pièces pour faire des produits finis), des protéines de transport (les tapis roulants qui amènent les pièces détachées en provenance de l’extérieur, qui acheminent les produits en cours d’assemblage d’un poste à l’autre et qui exportent les produits finis et les déchets générés à l’extérieur de l’usine), des protéines de signalisation et des protéines régulatrices (un système qui va permettre d’intégrer la demande pour les produits fabriqués dans l’usine, la disponibilité des matières premières, l’état des machines de l’usine, etc… et adapter en conséquence la cadence de fabrication). Sauf que la cellule est extrêmement dynamique et que ses constituants, dont les protéines, se renouvellent en continu. Si on veut rester dans l’analogie de l’usine, il faut imaginer que les murs de l’usine sont démontés et remontés régulièrement, qu’éventuellement la taille de l’usine change en fonction des besoins, que les machines d’assemblage, les tapis roulants, etc… sont eux aussi constamment recyclés et remplacés par de nouvelles machines construites au sein même de l’usine. Les cellules ou du moins certaines d’entre elles peuvent aussi avoir la capacité de se déplacer (les spermatozoïdes par exemple) et/ou de se déformer (les cellules musculaires par exemple). Là aussi ce sont des protéines qui confèrent aux cellules ces différentes propriétés. La cellule récupère également l’énergie nécessaire à son fonctionnement à partir des molécules organiques absorbées par l’organisme. Là encore, un grand panel de protéines est mis à contribution.

L'usine-à-bras« Tiens ! Et si je m’agrandissais un peu histoire d’augmenter ma capacité de production ? »

Bref, les protéines sont essentielles à la cellule et assurent des fonctions diverses et variées mais qu’est-ce qui fait qu’une protéine donnée assure telle fonction ?

Et là je vais faire quelque chose d’affreux, je vais vous laisser sur cette question cruciale. Et c’est inutile de m’appeler pour me dire que vous ne pouvez pas trouver de repos sans mon prochain billet, je le sais bien…

insoutenable

 

A suivre : Les maladies à prion – aujourd’hui on fait (vraiment) un atelier bracelets en élastiques

 

 

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