A la recherche des parties intimes des Dinosaures

Pour cette semaine spéciale Sexe et Dinosaures, pénétrons tout de suite dans le vif du sujet et demandons-nous à quoi ressemblaient les parties génitales des dinosaures.

”Facile! Il suffit de regarder les fossiles!” me-diront certains… Mais c’est oublier que peu d’espèces possèdent des os dans les parties génitales, même si l’os pénien ou baculum existe chez de nombreuses espèces de mammifères… l’objet d’un futur article sur SSAFT pour sûr et je ne résiste pas à l’envie de montrer ici un petit teaser avec ce spécimen de baculum de Morse de 56cm de long:

Baculum de morse
Mais revenons à nos phallus de dino! Si les dinosaures ne possédaient pas d’os péniens, ça complique notre étude: en effet, les corps mous fossilisent très mal (et ce même s’ils deviennent très durs lorsque gorgés de sang… ça n’influence guère la fossilisation…)

Du coup, comment en savoir plus sur le système reproducteur des dinosaures? Et bien une manière de procéder est d’observer la situation chez les animaux vivants à l’heure actuelle qui sont les plus proches parents des dinosaures. Pour cela, il faut d’abord déterminer ces liens de parentés à l’aide d’une phylogénie. En réalisant celle-ci, on s’est rendu compte que les dinosaures font partie de la grande lignée des Sauropsidés dans laquelle on retrouve entre autres, aujourd’hui, Tortues, Crocodiles Oiseaux, Lézards et Serpents:

Phylogénie des SauropsidésDu coup, peut-être penserez-vous qu’il serait judicieux de regarder la situation tout d’abord chez les lézards: les dinosaures ne sont-ils pas des ‘terribles lézards’ au final? Et bien non! Les espèces vivantes à l’heure actuelle qui sont les plus proches des dinosaures ne sont pas les serpents et les lézards (qui forment le groupe des squamates), mais les crocodiles et les oiseaux! A dire vrai, les oiseaux SONT des dinosaures qui ont survécu au cataclysme qui a fait disparaitre tant d’autres espèces de dinosaures à la limite du crétacé et du tertiaire. On se rend mieux compte de ces relations de parenté quand on les place dans une phylogénie des archosaures:

Phylogénie des Archosaures
Par curiosité, vous pouvez tout de même aller voir l’article que Vran a écrit pour SSAFT, Galerie de membres, partie 2: Squamates et dont voici un petit extrait:

Chez les squamates (serpents et lézards), le pénis n’est pas un, mais plutôt deux demis. On parle en effet d’hémipénii car l’organe copulateur de ces animaux est composé de deux parties indépendantes, placées de façon symétrique sur le bas ventre. Du fait de cette morphologie originale, c’est tout l’appareil reproducteur qui s’organise, à la manière de nombreux autres organes, en deux sous-systèmes identiques disposés selon un plan de symétrie bilatérale (car rappelons le, les squamates font partie du grand groupe des bilatériens).

Photographie des deux hémipénii et schéma de l’appareil reproducteur du lézard Anolis carolinensis (Images: Gary Nafis et David Crews)

 

Alors est-ce que les dinosaures possédaient des hémipénii comme les squamates? Pour pouvoir répondre à cette question, mieux vaut investiguer chez les archosaures actuels: les crocodiles et les oiseaux. Aujourd’hui parait donc sur SSAFT un article sur les parties génitales des crocodiles dont voici un petit extrait:

'Ne pas déranger pendant le coït' un très bon conseil

A l’instar des oiseaux, des amphibiens, des lézards, des serpents, des requins et même des ornithorynques, les crocodiles possèdent un joli petit cloaque. Ce terme fort poétique (vient du latin et signifie égout) désigne l’orifice qu’utilisent ces animaux pour déféquer, uriner… et copuler! (j’vous avais dit que c’était poétique). Chez les amphibiens et la majorité des oiseaux, les mâles se contentent de ce petit trou pour faire leur affaire, sans pénétration. Et oui: ces animaux n’ont pas de phallus (avec quelques exceptions notables chez certains oiseaux). Du coup un conseil amis masculins: si vous avez envie de glorifier votre virilité, évitez la comparaison avec le coq… Est-ce que la comparaison avec un crocodile conviendrait mieux? Et bien ça dépend…

Lisez donc la suite sur SSAFT!
Et demain, nous en apprendrons plus sur le sexe des volatiles et finalement sur les dimensions du sexe de certains dinos!

Bonne lecture!

6 réflexions au sujet de « A la recherche des parties intimes des Dinosaures »

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